Rubrique · Billet d’avion par destination : prix et compagnies
Billet avion Chine : 586 € l’aller-retour vers Pékin
Par Laurent Filaou Mis à jour le 5 sources

Air France affichait 586 € l’aller-retour Paris-Pékin en classe économique pour un départ le 23 novembre 2026, et 1 029 € pour un départ le 2 novembre de la même année. Trois semaines séparent les deux prix, à compagnie, cabine et destination identiques. Le prix d’un billet d’avion pour la Chine se décide donc sur la date avant la compagnie.
586 € l’aller-retour vers Pékin, 682 € vers Shanghai
Un aller-retour Paris-Pékin en classe économique part de 586 € chez Air France pour un départ le 23 novembre 2026, et un Paris-Shanghai de 682 € pour les départs compris entre le 20 septembre et le 14 octobre. La même compagnie monte à 1 029 € vers Pékin sur un départ le 2 novembre, et à 712 € vers Shanghai le 6 décembre. Plus de 400 € séparent donc le meilleur et le pire tarif du mois, sur la même ligne et dans la même cabine. Air France dessert Pékin tous les jours, en une dizaine d’heures lorsque le vol est direct, et la mécanique des dates se retrouve sur les autres vols long-courriers au départ de France. La compagnie prévient elle-même que ces prix ont été enregistrés dans les 48 heures précédentes et peuvent ne plus être disponibles à la réservation.
| Liaison | Prix aller-retour | Dates de voyage |
|---|---|---|
| Paris-CDG vers Pékin (PEK) | 586 € | départ le 23 novembre 2026, retour le 29 |
| Paris-CDG vers Pékin (PEK) | 1 029 € | départ le 2 novembre 2026, retour le 23 |
| Paris-CDG vers Pékin (PEK) | 1 111 € | départ en octobre 2026 |
| Paris-CDG vers Shanghai (PVG) | 682 € | départs du 20 septembre au 14 octobre 2026 |
| Paris-CDG vers Shanghai (PVG) | 712 € | départ le 6 décembre 2026, retour le 13 |
Le mois le moins cher n’est pas celui des grandes vacances. Novembre et décembre portent les tarifs les plus bas de la période affichée, quand octobre affiche 1 111 € vers Pékin. L’écart atteint 525 €. La mécanique se répète sur les billets vers Bangkok, autre long-courrier asiatique dont le prix suit le calendrier local.
La taxe française suit la destination finale, pas l’escale
Un Paris-Pékin avec escale à Istanbul porte la même taxe française qu’un vol direct, parce que le montant dépend de la destination finale et non du premier tronçon. La notice de la DGAC de janvier 2026 fixe le tarif de solidarité à 40 € par passager en classe économique pour toute destination finale située à plus de 5 500 kilomètres de Roissy, et à 120 € en affaires ou en première. Le même texte définit cette destination finale comme « le premier point d’atterrissage où le passager n’est pas en correspondance », ce qui place Pékin comme Shanghai dans la zone lointaine quelle que soit la route empruntée. Prendre une escale ne réduit donc pas cette ligne de 40 €, et le gain éventuel se limite au prix du siège et aux heures ajoutées.
Deux autres prélèvements s’ajoutent. Le tarif aviation civile compte 9,25 € par passager vers les zones intermédiaire et lointaine pour les vols effectués du 1er avril 2025 au 31 mars 2026, et il est revalorisé chaque année. La péréquation aéroportuaire est fixée à 1,35 € depuis le 1er juillet 2026. Le tarif de sûreté et de sécurité dépend de l’aéroport de départ : de 3,30 € à 11,80 € par passager dans un aéroport de classe 1 comme Roissy, et 0 € dans un aéroport de classe 4.
La règle est écrite. Quand la compagnie installe elle-même un passager en cabine supérieure au moment de l’embarquement, la taxe reste due au tarif de la classe achetée. Quand le passage vient d’une option payante ou d’un programme de fidélité, c’est le tarif majoré de 120 € qui s’applique. Un geste du personnel au sol ne change rien au montant, l’option payée change tout.
L’exonération existe pourtant, mais elle vise un autre voyageur : celui qui arrive en France par avion et repart vers un pays tiers moins de 24 heures plus tard. Ce passager ne paie ni le tarif aviation civile, ni la péréquation, ni le tarif de solidarité, et son tarif de sûreté baisse de 72 %. Le trafic vers l’Asie emprunte de plus en plus ces correspondances, notamment par les vols vers Istanbul et par les hubs du Moyen-Orient, d’après la note de conjoncture de la DGAC du troisième trimestre 2025.
Le tarif le moins cher laisse la valise en soute au guichet
Un billet au tarif le plus bas vers la Chine ne comprend pas de valise en soute, et chaque compagnie coupe la franchise à sa façon. Air France écrit dans ses conditions tarifaires qu’un bagage en soute n’est pas inclus dans les tarifs Light, que les tarifs Basic excluent aussi le bagage cabine, et qu’il ne reste alors qu’un petit sac glissé sous le siège. Air China accorde un morceau de 23 kg en classe économique sur ses lignes internationales vers l’Europe, contre deux morceaux de 32 kg en première et en affaires, et plafonne le bagage cabine à 5 kg. China Eastern compte à la pièce sur les vols vers l’Europe : un bagage de 23 kg en économique standard ou flexible, aucun en économique de base, deux de 32 kg en affaires.
| Compagnie | Cabine et tarif | Bagages en soute inclus | Poids par bagage |
|---|---|---|---|
| Air France | Économique, tarif Light ou Basic | aucun | sans objet |
| Air China | Économique, lignes vers l’Europe | 1 morceau | 23 kg |
| China Eastern | Économique standard ou flexible, vers l’Europe | 1 morceau | 23 kg |
| China Eastern | Économique de base, vers l’Europe | aucun | sans objet |
| Air China | Affaires ou première | 2 morceaux | 32 kg |
| China Eastern | Affaires, vers l’Europe | 2 morceaux | 32 kg |
Les deux transporteurs chinois ne publient pas le même décompte partout. La page internationale de China Eastern annonce deux morceaux en économique standard, quand sa page française en compte un seul vers l’Europe. Le billet émis tranche. Pour comparer les transporteurs entre eux, ce que chaque compagnie autorise en soute se lit compagnie par compagnie.
L’Asie-Pacifique a pris 12,3 % en un an sans quitter son niveau de 2023
Les tarifs vers l’Asie-Pacifique ont augmenté de 12,3 % en mars 2026 par rapport à mars 2025, d’après l’indice des prix du transport aérien de passagers publié par la DGAC le 15 avril 2026. Sur la même période, le long-courrier progresse de 7,8 % et l’ensemble des départs depuis la France de 2,6 %. L’indice de la zone Asie-Pacifique s’établit à 101,7 sur une base 100 posée en 2023 : le niveau dépasse donc de moins de 2 % celui d’avant la flambée, ce qui relativise la hausse annuelle. Cet indice repose sur 627 lignes et plus de 300 000 tarifs relevés chaque mois, toutes taxes et surcharges comprises, et il mesure une évolution à structure de consommation constante, pas le prix moyen des billets réellement vendus.
La taxe de mars 2025 a mis deux trimestres à se voir dans les prix. La note de conjoncture de la DGAC du troisième trimestre 2025 relève que la hausse du tarif de solidarité s’est répercutée sur les prix à la fin du deuxième trimestre et sur l’ensemble du troisième, surtout sur le moyen-courrier, la baisse du coût du carburant ayant modéré l’effet sur le long-courrier.
Le carbone compte aussi. Un aller-retour vers la Chine se paie en émissions autant qu’en euros, et le calcul des émissions d’un vol part de la distance parcourue, pas du prix du siège.
30 jours sans visa jusqu’au 31 décembre 2026
Un passeport ordinaire français ouvre la Chine sans visa pour trente jours, jusqu’au 31 décembre 2026, pour le tourisme, les affaires, la visite familiale, la visite d’échanges et le transit. L’ambassade de Chine en France a annoncé la prolongation de cette exemption unilatérale le 4 novembre 2025, et la fiche Chine du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères la reprend dans sa version de septembre 2026. Les passeports d’urgence d’un an et les passeports de service restent écartés du dispositif, et tout autre motif de séjour expose à un refus d’admission. Un voyage de plus de trente jours, un stage ou un emploi demandent un visa obtenu avant le départ, et le passeport doit rester valable six mois après la sortie du territoire chinois.
À l’arrivée, l’enregistrement auprès de la police de la zone de résidence se fait dans les 24 heures, sous peine d’une amende supérieure à 250 € selon la même fiche. L’hôtel s’en charge. Une location ou un hébergement chez des proches laisse la démarche au voyageur, passeport en main.
La douane chinoise ajoute deux seuils. Les devises portées à l’entrée se déclarent à partir de 5 000 dollars, comme les yuans au-delà de 20 000, et les franchises plafonnent à 1 500 ml d’alcool de plus de 12 degrés, 400 cigarettes ou 100 cigares ou 500 grammes de tabac, et 2 000 yuans de marchandises.
La page qu’Air France consacre à Shanghai annonce encore qu’un visa est obligatoire pour ce vol, ce qui ne correspond plus au régime des passeports ordinaires français depuis l’exemption. Rien n’oblige une compagnie à réécrire ses pages destination, et la fiche du Quai d’Orsay comme l’ambassade de Chine font foi.
586 € vers Pékin, 40 € de taxe française : ce qu’on nous demande le plus
Combien coûte un aller-retour Paris-Pékin en classe économique ?
Air France affichait 586 € l’aller-retour pour un départ le 23 novembre 2026 et 1 029 € pour un départ le 2 novembre de la même année, tarifs enregistrés dans les 48 heures précédentes et susceptibles de disparaître. Vers Shanghai, la même compagnie part de 682 € pour les départs du 20 septembre au 14 octobre 2026. La date pèse plus lourd que la compagnie sur cette ligne.
Une escale à Istanbul fait-elle baisser la facture ?
Pas sur la taxe française. Le tarif de solidarité de 40 € se calcule sur la destination finale, Pékin ou Shanghai, et non sur le premier tronçon, d’après la notice de la DGAC de janvier 2026. Le gain éventuel vient du prix du siège et du temps de trajet, la note de conjoncture de la DGAC relevant que le trafic vers l’Asie passe de plus en plus par des correspondances.
Faut-il un visa pour partir en Chine depuis la France ?
Non, pour un séjour de trente jours au plus jusqu’au 31 décembre 2026, tourisme, affaires, visite familiale, visite d’échanges et transit compris. Les passeports d’urgence et de service restent exclus de l’exemption, et un séjour plus long demande un visa obtenu avant le départ. Le passeport doit être valable six mois après la sortie du territoire.
Quelles formalités attendent le voyageur à l’arrivée en Chine ?
L’enregistrement auprès de la police locale dans les 24 heures, que l’hôtel fait à votre place mais pas un hébergement chez un proche, sous peine d’une amende supérieure à 250 € selon la fiche du Quai d’Orsay. Les devises se déclarent au-delà de 5 000 dollars à l’entrée. Les franchises de douane plafonnent à 1 500 ml d’alcool de plus de 12 degrés et 400 cigarettes.
Que récupère-t-on sur un billet non utilisé ?
Les taxes et la redevance passager, pas la part transport. Les notices de la DGAC rappellent que la taxe est due à l’embarquement effectif du passager, et service-public.fr publie un modèle de lettre de l’Institut national de la consommation pour réclamer la taxe d’aéroport et la redevance passager. Sur un Paris-Pékin en économique, la demande porte sur 40 € de tarif de solidarité et 9,25 € de tarif aviation civile.
Sources : DGAC, notice du tarif de solidarité 2026, DGAC, indice des prix du transport aérien de passagers n° 162, Air France, vols de Paris vers la Chine, Air China, franchise de bagages, France Diplomatie, Chine, entrée et séjour.