Rubrique · Bagage avion : ce qui passe en cabine et part en soute
Maquillage en avion : quels flacons passent au contrôle de sûreté
Par Laurent Filaou Mis à jour le 5 sources

Un mascara de 11 ml franchit le portique sans un regard. Le pot de crème de 200 ml de la même trousse part à la poubelle, même presque vide. En cabine, c’est la contenance imprimée sur le flacon qui décide, pas ce qu’il reste dedans : 100 ml par contenant, un litre au total. Pour le maquillage en avion, la ligne de partage est simple : liquide ou solide.
Le mascara compte comme un liquide, le fard à paupières non
Transavia publie une page entière sur le parfum et le maquillage, et elle nomme les produits au lieu de parler de « liquides, aérosols et gels ». Le mascara, le gloss, l’eye-liner liquide et le vernis à ongles suivent la règle des liquides. La poudre enlumineuse, le blush, le fard à paupières et l’eye-liner crayon, non : tout ce qui est sec ou en poudre reste dans la trousse, sans compter dans le litre.
Chaque contenant liquide est plafonné à 100 ml et l’ensemble doit tenir dans un seul sac transparent refermable d’un litre par passager. Un fond de teint de 30 ml dans un flacon de 130 ml est refusé. Le contenant décide. Transavia l’écrit noir sur blanc : un récipient de plus de 100 ml n’est pas admis, même s’il contient moins de 100 ml.
Règles de cabine de Transavia et de la Commission européenne, relevées le 18 septembre 2026.
| Produit | Compté comme liquide | Format admis en cabine | Où le ranger |
|---|---|---|---|
| Mascara | Oui | 100 ml maximum | Sac transparent d’un litre |
| Gloss et eye-liner liquide | Oui | 100 ml maximum | Sac transparent d’un litre |
| Vernis à ongles | Oui | 100 ml maximum | Sac transparent d’un litre |
| Fond de teint fluide | Oui | 100 ml maximum | Sac transparent d’un litre |
| Parfum | Oui | 100 ml maximum, sinon soute | Sac transparent d’un litre |
| Fard à paupières en poudre | Non | Aucun plafond | Trousse sèche |
| Blush et poudre enlumineuse | Non | Aucun plafond | Trousse sèche |
| Eye-liner crayon et rouge à lèvres | Non | Aucun plafond | Trousse sèche |
Le sac une fois fermé, il reste la question du bagage à main qui le contient : un litre de flacons et un format de valise sont deux contraintes distinctes, et le gabarit toléré par votre compagnie se vérifie avant de boucler.
Au portique, un second filtre s’applique, sans rapport avec les 100 ml : la liste noire de la sûreté forme sa propre liste.
Le parfum acheté après le portique échappe au litre de la trousse
Un flacon de 200 ml acheté chez un marchand de l’aéroport, après le contrôle, monte en cabine. Transavia le confirme : les parfums de plus de 100 ml partent en soute, sauf ceux achetés après le contrôle de sûreté. La Commission européenne encadre la dérogation. Le flacon doit voyager dans un sac scellé inviolable, avec la preuve d’achat du jour dans cet aéroport.
Le détail compte sur une escale. Pour un flacon acheté dans certains aéroports hors Union européenne, la Commission demande une preuve d’achat obtenue dans les 36 heures qui précèdent. Ce n’est donc pas la facture qui protège le flacon, c’est l’intégrité du sachet.
Sur ce point, les compagnies ne sont pas toutes claires : plusieurs pages d’aide parlent de « hors taxes » sans rappeler la condition du sachet scellé, et le voyageur découvre la règle au moment de la correspondance. C’est absurde, mais c’est la règle.
Une palette de poudre de 400 ml passe à Roissy, coince pour New York
Les poudres, elles, passent. Aucun texte européen ne les plafonne dans la cabine. Aux États-Unis, si. Depuis le 30 juin 2018, la TSA peut imposer une inspection supplémentaire à toute poudre de plus de 350 ml, soit 12 oz, dans un bagage cabine lorsque le dernier point de départ du vol se situe hors des États-Unis. La palette de 400 ml n’est pas confisquée d’office, mais elle sort du sac et repasse au scanner, et si l’agent ne lève pas le doute, elle reste au contrôle.
Un seul sens du voyage est concerné. Le même fard traverse Paris sans un mot et déclenche un contrôle dédié sur le vol retour, au départ de Washington. La règle des 350 ml ne vise pas les vols intérieurs américains, elle ne vise que les vols dont le dernier point de départ est à l’étranger.
Un fer à lisser sans fil va en cabine, jamais en valise
La TSA refuse en soute les fers à lisser, fers plats et fers à friser sans fil, qu’ils fonctionnent sur batterie lithium ou sur cartouche de gaz, parce qu’un appareil qui chauffe enfermé dans une valise enregistrée n’est surveillé par personne pendant le vol. La cabine les accepte, avec des consignes de protection.
Trois gestes suffisent.
- Sortez de la valise enregistrée tout appareil de coiffure sans fil avant de déposer le bagage.
- Vérifiez qu’il ne peut pas s’allumer seul, capuchon ou verrouillage en place.
- Gardez-le dans le bagage cabine, accessible, sans la cartouche de gaz si le modèle en contient une.
La mécanique est la même que pour les autres batteries : les appareils à batterie lithium gardent leur place en cabine, jamais dans la soute. Rien d’équivalent n’est publié côté européen. Sur un vol intérieur à l’Union, c’est donc l’opérateur qui tranche, et sa réponse peut changer d’une compagnie à l’autre.
En soute, le plafond des 100 ml disparaît, celui des produits inflammables reste
Transavia accepte une quantité illimitée de liquides en soute, dans des contenants de plus de 100 ml, tant que les produits ne sont ni inflammables ni dangereux, ce qui laisse passer sans discussion une collection entière de parfums de 200 ml. Aucun plafond chiffré n’accompagne cette réserve : c’est la compagnie qui juge, produit par produit, et une laque très inflammable peut être retirée du bagage.
En soute, aucun quota de flacons. Le nombre de pots n’entre pas dans le calcul, contrairement à la cabine où le litre du sac borne tout. Ce qui pèse sur la facture, c’est le poids. Ce qu’une valise enregistrée accepte comme flacons se lit avant de remplir, tout comme ce que chaque transporteur laisse descendre en soute.
Restent les flacons refusés partout : pour les liquides, les flacons contrôlés un par un au portique forment la seule liste qui compte, et elle est plus courte qu’on ne le croit.
Ce qu’on nous demande le plus
Mon mascara et mon gloss doivent-ils aller dans le sac transparent ?
Oui. Transavia classe le mascara, le gloss, l’eye-liner liquide et le vernis à ongles parmi les liquides : 100 ml par contenant, dans le sac d’un litre. Seuls les formats secs ou en poudre restent dans la trousse.
J’achète mon parfum à l’aéroport, je peux le garder en cabine ?
Oui, s’il est acheté après le contrôle de sûreté. Transavia l’autorise, et la Commission européenne ajoute une condition : le flacon doit rester dans un sac scellé inviolable, avec la preuve d’achat du jour. Un 200 ml acheté avant le contrôle part en soute.
Ma palette de fards en poudre compte-t-elle dans le litre ?
Non. Transavia précise que le maquillage solide ou en poudre, blush, fard à paupières, eye-liner crayon, reste admis en cabine sans plafond. Un seul cas déroge : sur un vol dont le dernier point de départ est hors des États-Unis, une poudre de plus de 350 ml repasse au scanner.
Mon fer à lisser peut-il partir en soute ?
Pas s’il est sans fil. La TSA refuse en soute les modèles à batterie lithium ou à cartouche de gaz, et les autorise en cabine avec une protection contre l’allumage accidentel. Rien d’équivalent n’est publié côté européen.
Le vernis à ongles est-il autorisé en cabine ?
Oui, dans un contenant de 100 ml maximum, rangé dans le sac transparent d’un litre. Transavia le cite parmi les liquides au même titre que le mascara et l’eye-liner.
Et un pot de crème de 200 ml presque vide ?
Refusé. La capacité imprimée sur le contenant fait foi, pas la quantité qui reste : Transavia écrit qu’un flacon de plus de 100 ml n’est pas admis même s’il contient moins de 100 ml. Transvasez dans un format voyage, ou laissez-le en soute.
Sources : Commission européenne, Liquides, aérosols et gels, Transavia, Parfum et maquillage en cabine, Transavia, Liquides en bagage enregistré, TSA, Politique sur les poudres en cabine, TSA, Fer à lisser et fer plat sans fil.